* Sartre et Beauvoir à Montparnasse, jeudi 22 mai 2008 [15.05.2008]
Beauvoir est une citoyenne de Montparnasse : elle y naît, y grandit et y passe une grande partie de son existence. Sa dernière demeure est située rue Schœlcher, derrière le cimetière de Montparnasse où elle sera enterrée le 19 avril 1986.
Quant à Sartre, il arpenta souvent le quartier, surtout à la fin des années 1930. Il logea dans beaucoup d’hôtels de Montparnasse jusqu’en 1942, avant d’y revenir finir ses jours, à partir de 1962 (bd Raspail et bd Edgar-Quinet). Le 19 avril 1980, Sartre avait précédé Beauvoir au cimetière du Montparnasse.
Le carrefour Vavin avec ses nombreux cafés, est sans conteste le coeur de Montparnasse. Sartre et Beauvoir y sont venus tès souvent. Ils aiment passer de longues heures au Dôme, à La Coupole ou au Sélect, sans parler des autres établissements situés dans les parages comme le célèbre restaurant russe Dominique de la rue Bréa.

Sartre, au soir de sa vie confie à Michel Contat :
"Je me sens chez moi à Montparnasse. Avant la guerre, j’ai vécu longtemps dans un petit hôtel meublé, l’hôtel Mistral, qui existe toujours rue Cels, entre le cimetière Montparnasse et l’avenue du Maine, et puis aussi dans un hôtel de la rue de la Gaîté.
[...] Maintenant j’habite près de la nouvelle tour. Presque tous mes poches habitent Montparnasse, et je connais un peu les gens du quartier, les garçons de café, la vendeuse de journaux, quelques commerçants."
Beauvoir écrit dans son Journal de guerre , le 7 septembre 1939, peu de temps après que Sartre soit parti sur le front :
"Je suis tendrement attaché à ce carrefour Montparnasse, ces terrasses de café demi-vides, le visage de la téléphoniste du Dôme, je me sens en famille ici. Une certaine stabilité humaine qui représente pour moi la stabilité du monde même. Une familiarité qui empêche le « dévoilement angoissé »."
RV : 14h30 au 91, avenue Denfert-Rochereau
Tarif : 14 euros par personne * Les écrivains de Bercy, jeudi 8 mai 2008 [5.05.2008]
Lire et Partir fera revivre l’histoire du village de Bercy, en particulier l’époque où Bercy était la capitale du vin : Bercy est donc devenu une ville. Vinville, en quelque sorte. Une petite cité dans la grande ! Avec ses rues, ses avenues, ses places... son architecture aussi. Un style où le bois dominait. Et puis ses travailleurs... ses artisans... ses écuries... (Alphonse Boudard)

Bercy fut pendant un siècle et demi synonyme de capitale du vin, en raison de son célèbre entrepôt. Ce Bercy n’est plus depuis la fin du 20e siècle. Avant la Révolution, il offrait un autre visage avec ses belles demeures aristocratiques. A partir de la fin du 18e siècle, ce coin champêtre en bordure de Seine allait accueillir de nombreuses guinguettes... qui proposaient au badaud ses célèbres matelotes et ses non moins célèbres « entrecôtes Bercy ». Quant au vin, il ne fallait pas aller bien loin... Par leurs récits hauts en couleur, Rérif de la Bretonne, Charles Nodier, Alphonse Daudet, Henry Céard, Hector Malot, Emile Zola, Jules Romains, Léo Malet, Pierre Mac Orlan, Georges Simenon, Alphonse Boudard,... font merveilleusement revivre le Bercy d’autrefois.
RV : passerelle Simone de Beauvoir à 14h30
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