* Gérard de Nerval de la Nouvelle Athènes aux Halles, mercredi 11 novembre 2009 [4.11.2009]
Gérard Labrunie est né à Paris le 22 mai 1808 - on fêtait l’an dernier le bicentenaire de sa naissance - à 8h du soir, rue Saint-Martin, dans une maison aujourd’hui disparue, située à la hauteur de l’immeuble qui porte le n° 168. A l’heure où la nuit tombe sur la ville, le poète ouvre ses yeux au monde. Son nom de poète qu’il a choisi rappelle le noir du crépuscule : Nerval/Noirval... Gérard de Nerval va longuement errer dans les rues de Paris à la nuit tombée, et dans nombre de ses écrits, il chante la mélancolie de ses errances nocturnes dans sa ville natale, avec une lucidité étonnante pour celui que l’on a longtemps pris pour un fol délicieux (Barrès), un maître charmant (Régnier). Mais au plus profond de sa mélancolie, rayonnait un soleil lumineux :
Je suis le ténébreux, - le veuf, - l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.
Nerval est, au même titre que Rétif de la Bretonne, le Hibou de Paris, le spectateur nocturne de la ville. Mais, il ne s’agit pas d’une nuit obscure, mais d’une nuit qui ouvre à la révélation. Le poète est le voyant de la nuit, celui qui met au jour ses rêves et ses torpeurs les plus enfouies.

Ses lieux d’errance sont principalement regroupés dans un espace situé entre la butte Montmartre et les quais de la Seine, avec comme axe central les Grands Boulevards, le Palais-Royal et le quartier Saint-Merri qui abritait alors les Halles de Paris.
La promenade commence rue de Navarin, où Théophile Gautier hébergea le poète chez lui (au n° 14 à l’époque, le n°20 aujourd’hui). Ensuite nous errons jusqu’au quartier des Halles, pour finir au pied de la tour Saint-Jacques. C’est à deux pas de là, qu’au petit matin du 26 janvier 1855, on retrouva Gérard de Nerval pendu à l’un des barreaux d’une fenêtre... Son dernier mot, adressé à sa chère tante, indique qu’il était prêt pour un départ vers d’autres cieux :
Quand j’aurai triomphé de tout, tu auras ta place dans mon Olympe, comme j’ai ma place dans ta maison. Ne m’attends pas ce soir, car la nuit sera noire ou blanche.
RV : 14, rue Navarin à 10h, mercredi 11 novembre 2009 * La jeunesse de Balzac au Marais [19.10.2009]
"On reconnaissait d’abord en lui une inépuisable bonté qui n’excluait pas la finesse ; spirituel, il était franc, libre dans ses manières et dans ses expressions, il devait déplaire à quelques-uns par sa facilité à obéir à toutes les impressions d’une imagination mobile, il se livrait néanmoins à des saillies qui s’accordaient mal avec sa manière habituelle de s’énoncer, mais fort bien avec l’ensemble de l’homme [...]. Il était petit mais très bien proportionné ; la couleur de son teint, ses gestes vifs, tout indiquait en lui le défaut des tempéraments nerveux, cette exaltation dans la pensée, cette chaleur dans les sentiments qui ne laissent jamais le temps de consulter la froide raison." (autoportrait de Balzac vers 20/25 ans, sous les traits de Horace Landon dans Wann-Chlore)

Description de la promenade :
Entre 1813 et 1824, le quartier du Marais est la patrie parisienne du jeune Balzac. Il y habite, y termine sa scolarité, y écrit ses premières œuvres et y rencontre sa chère Mme de Berny dans son pied-à-terre parisien de la rue Portefoin. Pendant toutes ces années, le jeune Balzac va s’imprégner de la vie grouillante des petites rues de ce quartier très commerçant qu’il restituera plus tard dans nombre de ses romans, comme Le cousin Pons, Une double famille, Ferragus ou Les employés. Au cours de la promenade, nous irons notamment place des Vosges, où se trouvait jusqu’en 1860 la mairie du 8ème où se marièrent les parents de Balzac, le 30 janvier 1797.
RV : mardi 13 septembre à 15h au 122, rue du Temple (métro Arts et métiers)
Tarif : 14 euros par personne
Réservation obligatoire auprès de "Lire et Partir" : 01.40.50.30.95
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